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Les lois physiques | |||||||||||||||||||||||||||||
Notion de pression | |||||||||||||||||||||||||||||
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Tout élément a un poids. L'air et l'eau ne font pas exception à cette règle.
Pour ceux qui n'en sont pas convaincu, essayez de porter 1 litre d'eau et 20
litres d'eau !!! Vous sentez la différence ? EnoncéLa pression est le rapport d'une force appliquée sur une surface :
En plongée, on exprime la pression en bar : 1 bar = 1 kg /cm² Explications et exempleAu niveau de la mer, notre corps subit en permanence le poids de l'air que nous avons "au dessus de nos têtes". Chaque cm² de notre corps supporte environ 1 kg représentant le poids de l'atmosphère : c'est la pression atmosphérique au niveau de la mer. Nous ne la ressentons pas car notre corps est incompressible et ses cavités (sinus, poumons...) contiennent de l'air à la pression ambiante. Cette pression s'exerce en tous sens et se répartit uniformément. Dans l'eau, notre corps va subir le poids de l'eau. Plus on va être loin de la surface, plus la quantité d'eau au dessus de nous sera importante, donc plus son poids sera important. A 10 mètres de profondeur, chaque cm² de notre corps supporte le poids d'un litre d'eau. Sachant qu'un litre d'eau pèse (aproximativement) 1 kg, la pression due à l'eau à -10 m est donc de 1 kg/cm². Elle s'applique en tous sens et uniformément sur le corps. C'est la pression hydrostatique (appelée aussi pression relative). Tous les 10 mètres, la pression augmentera de 1 bar. Exprimé autrement, on peut dire : Pression relative = Profondeur (m) / 10 Quand nous plongeons, nous subissons donc deux pressions : la pression atmosphérique (1 bar) et la pression hydrostatique (pression de l'eau). Celle-ci évolue en fonction de la profondeur. C'est la pression absolue : Pression absolue = Pression atmosphérique + pression relative (ou pression hydrostatique).
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| Profondeur en mètres |
Pression relative en bar |
Pression atmosph. en bar |
Pression absolue en bar |
| 0 | 0 | 1 | 1 |
| 10 | 1 | 1 | 2 |
| 20 | 2 | 1 | 3 |
| 30 | 3 | 1 | 4 |
| 40 | 4 | 1 | 5 |
Nous constatons que pour un même écart de profondeur, la pression ne
varie pas de la même manière en pourcentage :
Proportionnellement, les plus grande variations de pression ont lieu entre -10 m et la surface.
Ces variations de pression auront des conséquences sur l'organisme d'où la nécessité d'être particulièrement vigilant entre -10 m et la surface, notamment pour prévenir les accidents barotraumatiques.
Le volume occupé par une masse gazeuse est inversement proportionnel à la pression qu'il subit :
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1 |
Avec : V = Volume en litre P = Pression |
Autrement dit, plus la pression augmente, plus le volume diminue.
Les corps solides et liquides sont pratiquement incompressibles. Par contre
les gaz sont aisément compressibles. La pression exercée par l'eau (voir
notion de pression) va donc comprimer les gaz.
Il est facile de le vérifier. Si on retourne un verre gradué dans une
bassine d'eau et que on l'enfonçe, on remarque que l'eau monte
progressivement dans le verre, comprimant ainsi l'air qu'il contient.
Soit sur un ballon de 10 litres en surface et que l'on descend à différentes profondeurs. Si on applique l'énoncé de la loi de Mariotte, on peut en déduire le tableau suivant :
| Profondeur | Pression absolue | Volume du ballon |
| 0 m | 1 bar | 10 litres (1/1) |
| 10 m | 2 bars | 5 litres (1/2) |
| 20 m | 3 bars | 3,3 litres (1/3) |
| 30 m | 4 bars | 2,5 litres (1/4) |
| 40 m | 5 bars | 2 litres (1/5) |
Remarques :
Dans notre corps se trouve des cavités remplies d'air (poumons, oreille interne, estomac, sinus...). L'air de ces cavités va suivre la loi de Mariotte : lors d'une plongée, la pression ambiante varie en fonction de la profondeur et donc l'air contenu dans le corps va subir cette pression et se comprimer et se décomprimer en fonction de la profondeur. Nous verrons que cette loi (et ses conséquences) est directement liée aux accidents barotraumatiques.
L'air se trouve ailleurs que dans les cavités naturelles du corps humain lors d'une plongée: la combinaison de plongée contient également de l'air qui va obéir à cette même loi de Mariotte : celle-ci est en effet composée de milliers de petites bulles d'air prises en sandwich entre deux couches de néoprène. C'est cet air qui assure l'isolation thermique entre l'eau et le corps. Plus on descend, plus la pression de l'eau augmente sur la combinaison, comprimant ainsi les bulles d'air et réduisant par la même occasion l'épaisseur de celle-ci, la rendant ainsi moins isolante. Un autre phénomène (la pression d'Archimède) rentre aussi en ligne de compte : la combinaison étant moins épaisse en raison de la pression, son volume est aussi plus faible, ce qui a une incidence sur la flottabilité.
Quand nous plongeons, nous utilisons un détendeur qui nous fournit de l'air à la pression ambiante à laquelle nous sommes. (Si nous sommes à -20m, le détendeur nous fournit de l'air à environ 3 bars). Admettons que nous respirions 2 litres d'air à -20 m. Si nous remontons vers la surface en n'expirant pas, l'air dans nos poumons va augmenter de volume (car la pression diminue en remontant : c'est la loi de Mariotte). Or, nos poumons ne sont pas extensibles (ou très peu). 2 litres d'air à -20 m egal 6 litres à la surface. Si nous n'expirons pas, nos poumons éclatent : c'est un accident barotraumatique.
Tout corps plongé dans un liquide reçoit de la part de celui-ci une poussée verticale dirigée de bas en haut égale au poids du volume déplacé.
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Principe d'Archimède Air Alcool Eau |
Exemple 1 : Ici, il semble que le corps est plus léger dans l'eau que dans l'alcool et encore plus léger dans l'air. Pourquoi ? Le poids d'un corps est égale à la masse du corps, multiplié par la force de la pesanteur et puisque ici la masse et la pesanteur sont constantes, le poids ne change pas. Donc c'est clair que le fluide doit exercer une force sur le corps, vers le haut, dans chaque cas. Cette force est égale en ampleur au poids du fluide déplacé. Le facteur qui détermine la flottabilité est la densité. Dans notre exemple le volume du fluide déplacé reste le même mais les densités des gaz sont différents dans chaque cas. L'air est moins dense que l'alcool qui est moins dense que l'eau et la densité est proportionnelle à la masse. Donc quand la densité augmente, la masse et le poids augmentent aussi, ce qui produit une force flottable plus élevée. |
Exemple 2 :
Prenons un cube ayant un volume de 1 décimètre cube (1 litre) et pesant 500
grammes. Plongeons le dans l'eau : il flotte. Ajoutons dans ce même cube un
poids de 500 grammes et replongeons le dans l'eau : nous constatons qu'il se met
à l'équilibre, quelle que soit la profondeur. Ajoutons maintenant un poids de
1kg : le cube coule. Pourquoi ?
Le cube a un volume de un décimètre cube, ce qui équivaut à un litre, et
un poids de 500 grammes. Nous savons par ailleurs qu'un litre d'eau pèse 1 kg.
Nous voyons donc que :
- si le cube est plus léger que la quantité d'eau ayant le même volume que
lui, il flotte;
- s'il pèse le même poids, il est en équilibre;
- s'il est plus lourd, il coule.
C'est
l'application de la poussée d'Archimède (P.Archi) : le poids
apparent qui est la différence
entre le poids réel et la poussée d'archimède. Nous pouvons écrire :
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P.Ap = P.Re - P.Archi |
Avec : P.Ap = Poids Apparent, le poids du corps dans l'eau P.Re = Poids Réel, le poids du corps dans l'air P.Archi = Poussée d'Archimède |
Si le poids réel est inférieur à la poussée d'Archimède, alors le poids apparent est inférieur à 0, c'est à dire négatif. A ce moment, le corps flotte. On dit qu'il a une flottabilité positive.
Un nageur fait la planche en surface. Il les poumons plein ; il flotte. S'il expire, son volume diminue donc la poussée d'Archimède qu'il reçoit également, et il coule.
De même, un plongeur bien équilibré dans l'eau inspire. Son volume augmente, donc la poussée d'Archimède augmente et le plongeur remonte. Si il expire, il redescend.
Une autre conséquence met en relation la poussée d'Archimède et la loi de Mariotte. Un plongeur est équipé d'une combinaison de plongée. Celle-ci est composée de milliers de bulles d'air dans un tissus néoprène. Cette combinaison plus légère que l'eau augmente le volume du plongeur, et donc augmente la poussée d'Archimède. Celui-ci doit, si il veut descendre, compenser cette poussée en plaçant à sa ceinture des plombs qui ont un poids important pour un faible volume. Le nombre de poids doit équilibre la poussée d'Archimède. Mais l'exactitude de ce lestage est impossible à tenir à toutes les profondeurs. Car d'après la loi de Mariotte, plus la pression va augmenter (quand on descend), plus le volume diminue (donc la poussée d'Archimède diminuera aussi). L'air contenu dans les poumons, sinus, estomac, combinaison...., vont diminuer de volume. Un corps bien équilibré à la surface sera trop lourd à 20 ou 30 mètres. Le lestage devrait donc être théoriquement calculé en fonction de la profondeur à atteindre. En réalité, on détermine le lestage pour que le plongeur soit équilibré à une profondeur de 3 mètres ; cette profondeur de 3 mètres est prise en compte car c'est la profondeur du dernier palier à effectuer : si on est équilibré à cette profondeur, on ne risque pas de remonter à la surface lors du palier suite à une flottabilité trop importante, non compensée par le lestage. cette détermination doit se faire normalement avec la bouteille pratiquement vide car il faut prendre en compte le cas le plus défavorable (qui est d'arriver au palier de 3 mètres avec une bouteille presque vide !!! si si ça arrive !!!.
Conséquence inverse. Imaginons un plongeur à 40 mètres qui gonfle son gilet stabilisateur avec 5 litres d'air. A la remontée, la pression va diminuer et l'air va se dilater, augmentant ainsi la poussée d'Archimède. Le plongeur qui était bien équilibré à 40 mètres va commencer à remonter à grande vitesse si il ne fait pas attention.
Quand des molécules de gaz se regroupent au sein d'un liquide, elles forment une bulle. Dans les liquides, beaucoup de molécules de gaz ne se regroupent pas, elles sont "dissoutes" dans le liquide et se promènent librement. Dans un verre d'eau, une certaine quantité d'air dissout est présent. Cette quantité dépend de la température et de la pression atmosphérique. Si ces paramètres ne changent pas, la quantité de gaz dissout reste la même, le liquide est alors "à saturation".
A température constante et à saturation, la quantité de gaz dissous dans un liquide est proportionnelle à la pression qu'exerce ce gaz sur le liquide.
Henry a remarqué que la quantité de gaz dissout dans un liquide est directement proportionnelle à la pression que ce gaz exerce sur le liquide. Si on augmente la pression du gaz, des molécules de ce gaz passeront dans le liquide jusqu'à saturation. Inversement, si on réduit la pression, le liquide se trouve en "sursaturation" et des molécules de gaz vont s'en échapper pour tendre vers une nouvelle saturation.
Ce phénomène génère des bulles lorsque la pression baisse trop rapidement. En plongée, on respire de l'air comprimé qui va se dissoudre dans le corps. L'azote de l'air n'est pas consommé par l'organisme et peut former des bulles dans nos tissus si on remonte trop rapidement d'une plongée. Ces bulles peuvent obstruer des vaisseaux, comprimer des tissus vitaux,... C'est "l'accident de décompression", qu'on évite en remontant lentement et en faisant des paliers.
Loi de Dalton - 2
Pour un volume donné, la pression partielle d'un gaz dans un mélange est la pression qu'aurait ce gaz s'il occupait seul ce volume.
Cette loi concerne la description des mélanges gazeux. Elle trouble le débutant car elle peut s'exprimer de trois façons différentes !
Dans l'air il y a approximativement 80% d'azote et 20% d'oxygène. A la pression atmosphérique il règne environ 1 bar. La part de pression due à l'azote est proportionnelle à sa concentration dans l'air : il participe donc pour 80% à la pression atmosphérique. On dit que à la pression atmosphérique, la "pression partielle" de l'azote est de 0,8 bar.
A une profondeur de 20 m, il règne une pression absolue de 3 bar, la pression partielle d'oxygène dans le détendeur sera donc 3× 20% = 0,6 bar. On note respectivement les pressions partielles de l'oxygène et de l'azote PpO2 et PpN2.
Une des expressions de la loi de Dalton donne la formule de calcul de la pression partielle d'un gaz dans un mélange :
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Loi de Dalton - 1 |
PpGaz = PourcentageGaz × PressionAbsolue |
Une autre expression de la pression partielle d'un gaz est :
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Loi de Dalton - 2 |
Pour un volume donné, la pression partielle d'un gaz dans un mélange est la pression qu'aurait ce gaz s'il occupait seul ce volume. |
Une dernière expression de la loi de Dalton qui découle logiquement des précédentes :
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Loi de Dalton -3 |
La pression absolue d'un mélange gazeux est la somme des pressions partielles des gaz qui composent ce mélange. |
La notion de pression partielle est importante pour définir
les seuils de toxicité des gaz. Par exemple, l'oxygène représente un danger pour
les plongeurs à partir d'une pression partielle de 1,6 bar. Quand on plonge à
l'air, cette valeur critique est atteinte à la profondeur de 70 m.
Les plongeurs au nitrox respirent un mélange enrichi en oxygène, la PpO2
limite de 1,6 bar sera atteinte encore plus tôt.
Les nageurs de combat qui respirent de l'oxygène pur dans leur scaphandre à
circuit fermé ne pourront dépasser sans danger la profondeur de 6 m !
Last updated on 02/01/02 by T.P.M.